LE PARI - La danse.... ( Baby I am a fool...)






Rania.

Son bras m'écrase la poitrine. Je peine à respirer. Il dort près de moi ou est-ce moi qui dormais près de lui? On s'en fout, ça revient au même après tout.
Seul un détail me gêne. Je suis chez lui ou dans l'appartement dans lequel il m'a entreposée. Il a du me jeter comme un tas de viande et bim, il s'est écroulé sur moi.
Ou alors il a tenté de m'étouffer parce que c'est un grand malade. Je suis sûre que c'est un tueur en série. Quand il me parlait au restaurant il avait le nerf des tempes qui battait la mesure.
Il charme les meufs avec sa belle gueule puis il tente de les tuer en plaçant son bras lourd et tout en muscle sur leur poitrine, comme il l'a fait avec moi.
Mais non, je raconte n'importe quoi là. C'est plutôt moi la psychopathe.
Je me dirige vers la fenêtre. Une pluie fine se déverse sur la capitale. Il est grand temps que je rentre et m'éloigne de ce mec odieux.
Je remets mes escarpins avec difficulté. Une cordelette craque. C'est bien ma veine. Je vais devoir boitiller.
Mon sac. Il est où mon sac? Ah, près du porte-manteau. C'est bon, j'ai tout pris. Un objet attire mon attention. Un vase en verre. Il est d'une beauté rare. Il me fait penser aux vases qu'on trouve dans les grands magasins comme Galaries Lafayette. Petite je les touchais, ma mère m'avait mis une raclée un jour, juste parce que j'avais failli en briser un avec mon mini-parapluie. Le vase devait bien couter 6000frs à l'époque mais à 8ans, on se moque du prix. Tout est cassable, un point c'est tout.
Je m'approche de ce vase et le touche avec les yeux comme m'a appris maman. Elle serait bien heureuse de constater à quel point je suis docile et servile depuis qu'elle m'a corrigée devant tout le monde aux galeries Lafayette.
Je ne peux m'empêcher de toucher la texture du bout de mon index. Maman n'est pas là après tout. Voilà que mes quatre autres doigts empoignent le vase en verre d'une splendeur hypnotisante.
Je suis amoureuse de ce machin. Il a du goût ce Théo.
Alors que je caresse doucement ce vase, j'entends Théo se lever.
-Merde.
Le vase se brise en mille morceaux.
-Oula. Je t'ai effrayée? Il demande les yeux à peine ouverts, le jean déboutonné et le torse nu.
-Je suis vraiment navrée. Je vais te rembourser. Je travaille. Dis moi combien c'est.
Il se dirige à petits pas vers la cuisine ouvre le frigo et bois du lait au goulot.
Je manque de m'offusquer en lui rappelant les bonnes manières quand je pense qu'on est chez lui et que c'est son lait, son frigo, sa bouche et son vase que j'ai bousillé. Mieux vaut que je la ferme pour une fois.
-Dis moi combien...
Il secoue la tête en portant un morceau de brioche à sa bouche. Il semble dire : laisse tomber.
J'insiste. Question d'honneur. Fauchée mais fière.
Il se jette sur les raisins maintenant. Ce mec a un appétit d'ogre.
-Dis moi le magasin, j'irai t'en prendre un autre, semblable.
Il fait toujours non de la tête en mâchouillant un balisto.
-Tu veux? Il me demande en me tendant du jus d'orange.
C'est moi qui fais non de la tête.
-ça va ta tête? Hier tu t'es évanouie tu t'en rappelles.
-Oui, oui, j'en ai quelques vagues souvenirs. C'est les médicaments. Merci de m'avoir accueillie dans ta tanière.
-Tout le plaisir est pour moi. T'es une habituée maintenant. Mes murs te connaissent. Mon sol aussi d'ailleurs...
C'est une allusion sexuelle ça. Les gars font toujours ce petit regard de " je t'ai eu" quand ils évoquent un moment passé ensemble et nus.
Mes joues s'empourprent. Ce gars c'est un étranger, un petit bourge imbu de sa personne et moi je suis plus dévergondée que je le pensais.
-Bon, bref, je m'en vais.
-Attends.
Il se place devant la porte.
-Attends. Tu ne veux vraiment rien grignoter?
-Assurément rien.
A ce moment sa radio s'allume et une chanson que j'adore miaule dans son lecteur.
Il s'était poussé pour me laisser passer et moi j'avais posé ma main sur la poignet.

Still my heart would benefit from
A little tenderness from time to time but never mind
'Cause, baby, I'm a fool
Who thinks it's cool to fall in love


Je me retourne et comme habitée par la chanson je lui lance, tout sourire:
-Tu veux danser?
Il hésite, l'expression de son visage semble dire: T'es sérieuse?
Je pose mon sac par terre et pose mes bras sur ses épaules. Naturellement il m'attrape par la taille et on danse sur cette chanson magnifique qui me fait un effet impressionnant.

Even when my heart is beating
Baby I'm A Fool



Hurry up the moment's fleeting
Kiss me now, don't ask me how


Voilà que ma tête se pose contre son torse et que je le respire.
Les dernières notes décuplent cette osmose.
Nos visages se font face : Je l'embrasse....

Baby, I'm a fool
Who thinks it's cool to fall
And I would never tell if you became a fool
And fell in love


Théo

Les meufs sont toujours plus lourdes qu'elles ne paraissent. Rania avait l'air toute fine. Tu parles, quand j'ai du la transporter du taxi à l'appart' j'ai cru perdre un bras. Ses os doivent bien peser au moins 15 kilos à eux tout seul. Je l'ai allongée sur le lit et épuisé je me suis écroulé comme un pachyderme près d'elle.
Ces temps-ci je dors peu alors une fois parti j'ai le sommeil plutôt lourd sauf que vers 10h, j'ai entendu de l'agitation dans le salon. Encore dans le monde du sommeil je me suis trainé jusqu'au salon pour l'y trouver en pleine contemplation du vase que maman m'a ramené d'Espagne l'an dernier.
En me voyant elle l'a brisé.
Bam! Cassé.
Dans ses yeux, j'ai bien vu qu'elle croyait que ça allait me mettre dans tous mes états mais rien à foutre de ce vase. C'est de la bricole, du matériel.
Affamé j'ai retourné la cuisine. Elle, elle se tenait droite, son sac au poignet, m'assurant qu'elle voulait me rembourser.
J'ai refusé. Je m'en fous vraiment de ce vase.
Après lui avoir proposé de petit-déjeuner elle a cherché à s'éclipser en déclinant toutes mes offres.
Dans un geste désespéré j'ai tenté de l'empêcher de fuir mais elle ne semblait pas décider à s'empiffrer avec moi.
Alors qu'elle s'apprêtait à se barrer le lecteur de CD s'est mis en marche. Mélody Gardot a entonné la chanson Baby I'm a fool. Je déteste ce genre de chansons suaves.
J'préfère des sons comme Joy des BLACKSTREET. J'ai voulu aller éteindre quand Rania m'a lancé:
-Tu veux danser?
J'ai tapé un droite-gauche avec mes yeux. C'est comme si elle ne s'adressait pas à moi.
Me voyant hésitant, elle est venue à moi et on a dansé.
Sa petite tête brune contre mon torse.
Elle sentait bon.
A la toute fin de la chanson Rania a décollé sa tête de mon torse et m'a montré les signes faciaux de la meuf qui veut qu'on l'embrasse. J'ai cassé ma nuque et on s'est embrassés.

Cause,baby, I'm a fool
Who thinks it's cool to fall
Baby, I'm a fool
Who thinks it's cool to fall
And I would never tell if you became a fool
And fell in love



Dernière du blog------> Suite sur le site, bientôt.

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 16:34

moncef et la meuf du bât C - Trop gentille...




Trop détente avec Rebecc.
On arrive chez elle, poursuivis par la fraîcheur de ce mois de novembre.
On s'embrasse, je la parcours du bout des doigts, ma gourmette se colle à sa ceinture. J'apprends les codes de son corps.
Elle se détache de moi lorsqu'on franchit le pas de sa porte.
-Tu veux manger un truc? elle demande en arrangeant son haut.
-T'as de l'hallal?
-Casher...
-Un verre d'eau fera l'affaire.
Je me mets à l'aise dans son salon pendant qu'elle s'active en cuisine.
C'est la première fois qu'une feuj se démène pour un arabe, je raille.
-Mmmmm ça va hein! je pourrai me faire éjecter de la communauté à cause de ça..
Je hausse les épaules en attrapant le verre qu'elle me tend.
-Tu t'en fous, on recrute nous. Tu feras une jolie s½ur, je te vois bien avec une djellaba et un voile bleu ciel pour souligner tes yeux.
-C'est du prosélytisme ce que tu fais Monc'...
-"Profitisme" ou quoi, on s'en fout.
Je bois une gorgée, elle me regarde comme si j'étais une statue impressionnante et inédite.
Rebecc, elle est belle comme à l'époque du bac à sable. Ses joues rondes, poudrées de blush, ses bras potelés, ses fossettes, ses poignées d'amour, son parfum de fraise, et sa voix mielleuse qui a séduit mon tympan. Elle est tendresse et volupté.
Je m'approche pour lui coller un baiser., elle se blottit contre mon torse et boucle une mèche de ses cheveux comme une môme.
-Monc'? Est-ce que tu veux un truc sérieux avec moi?
Je suis pris de court.
-Pourquoi tu demandes ça?
-Réponds...
-Beh...tranquille, pépère. On est cool là, pourquoi tu fais monter la pression?
Elle se recule et réplique:
-ça veut dire quoi tranquille? Tu crois quoi? Que tu vas m'allonger et fin?
-Est-ce que j'ai dit ça d'abord?
Cette fille est effrayante. On dirait qu'elle lit dans mes pensées. Bien sûr que c'est ce que je comptais faire! C'est la procédure. Les filles veulent toujours plus. Déjà que je daigne me préoccuper d'elle alors qu'elle est un peu boulotte, qu'elle se réjouisse et ne me les casse pas, c'est les soldes.
Rebecca se lève du sofa et fait les cents pas en m'affublant de questions.
Elle a peur que je joue avec elle, elle sait que je suis un bâtard, elle l'a vu dans mon regard.
Elle marche en étirant les manches de son haut. Je la sens fébrile.
-Calme toi.
Elle me fait peur, si elle attrape le candélabre, là-bas dans le fond, elle va me défigurer. Rien qu'à cette idée, je préfère partir.
-Tu vas où ? elle postillonne en fermant à clef sa porte blindée.
-Rebecca, déconne pas. Ma mère m'a envoyé un texto à l'instant, faut que je rentre.
Si elle savait que ma mère est analphabète....et ne sait pas ce qu'est un texto...
-Non Monc', reste avec moi. Je prends mes médicaments dans la chambre et je reviens. Ne bouge pas.
-Médicaments? T'as la grippe?
-Non, je suis juste bipolaire, attends, je reviens, attends d'accord.
Bipolaire? C'est quoi ça? J'espère que ce n'est pas une maladie des nerfs. Tout de même, elle m'effraie cette petite meuf. J'attrape les clefs sur la table et m'apprête à fuir quand je l'entends crier:
MONCEF NOOOOOOOOOOOOOON!!!
Je me retourne pour lui dire d'aller se faire voir quand je la vois main tendue avec une arme pointée vers moi.
-Putain Rebecca, calme toi, attends, on va négocier. Fais pas ça. Ne tire pas. je bégaie en me collant à la porte.
Elle délire et me dit qu'elle me veut pour elle toute seule, ses doigts tremblent.
Putain, je vais clamser. Bordel. Je sens mon cul brûler en enfer avec tout le mal que j'ai fait, toutes les filles avec lesquelles j'ai joué, tous les ordres de la daronne que je n'ai pas respecté, toutes les critiques méchantes que j'ai prononcé, toutes les prières que je n'ai pas faites, tous les sous que je n'ai pas encore donné à la daronne. C'est sûr je vais griller en enfer, oh bordel. J'ai chaud tout à coup...très chaud. Moi qui la pensais trop gentille, tu parles!

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 17:05

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 17:18

ON SE BARRE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! MAIS AVANT DE PARTIR........




MES HISTOIRES DÉMÉNAGENT, ça te dit une pendaison de cremaillière?
Le temps du blog est révolu, les choses plus sérieuses commencent.
Bientôt, une semaine tout au plus, les histoires de Moncef et Rania et cie se liront sur un site!
Le concept sera le même, histoire publiée presque tous les soirs et commentaires.
Ce sera juste mieux structuré et plus personnel.
Je vous tiens au courant.

En attendant je vais publier le Pari demain et Moncef ce soir.
Ce seront les dernières histoires publiées.

Gros bisous.

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 12:23

Dans la peau d'un salaud- Mélodrame part 2

Dans la peau d'un salaud- Mélodrame part 2



Cette histoire est rocambolesque, folle, inouïe, à vomir. Zion qui a rendez-vous avec cette pute de Samira.
C'est toujours quand les choses semblent aller bien qu'un élément fâcheux vient enrayer la machine.
Ce petit truc, ridicule, de la taille d'un globule rouge, ce grain de sable dans mon cas se prénomme Samira. Je suis à deux doigts de la scalper avec un 45 tours d'Eddy Mitchell. On verrait bien si elle ferait la maline sans un poil sur le crâne.
Cela fait 24h que cet évènement a eu lieu mais ma ranc½ur est intacte.
Je prévois d'ignorer ZION pendant notre heure d'EPS ensemble dans 5 minutes.
Je marche dans les couloirs du lycée avec la mine défaite.
-Salut Marion! murmure Samira entourée de son armada de potes toutes aussi fades les unes que les autres.
Je suis d'avis que la corriger sous les yeux ébahis de sa clique me soulagerait. Commencer par une balayette, enchainer par un uppercut, golden, crochet, la traîner par les cheveux en cognant nerveusement son crâne contre les casiers. Me baisser à son niveau quand elle bafouillera un : " Pardon, Marion, Pardon" la voir s'écrouler, les yeux embués de larmes, la honte sur son front, lui cracher au visage tout le mal qu'elle m'a fait. Cette concurrence inavouée, ces plates bandes sur lesquelles elle marche du haut de ses escarpins Minelli, lui cracher à la gueule qu'elle ne sera jamais moi même si elle tente de me voler mon âme.
-Salut...
je réponds en poussant la porte du gymnase.
Dociles, calmes, les trois classes réunies, mes camardes assis en tailleur buvant les paroles de M. HONRAY.
Zion me voit et se lève pour venir me coller. Il cherche mon regard lorsqu'il prononce ces mots:
-J'ai essayé de te joindre toute la soirée. Viens, on parle.
-Ta gueule.
Il ne semble même pas offusqué. Si un mec me disait "ta gueule" je ferais de lui une torche humaine en un rien de temps.
-Marion, pourquoi t'agis comme ça? Samira je m'en fous.
Rien que le fait d'entendre le prénom de cette garce dans la bouche de celui qu'hier j'embrassais décuple ma rage. Cette meuf m'a volé Mamadou, que veut-elle? Que je devienne nonne, qu'aucun mec potable veuille dormir dans mon lit?
La prof nous indique un ballon de bascket. Je m'empresse d'en attraper un de rejoindre les mecs et quelques meufs qui se dirigent vers la cour. Zion, inépuisable:
-Pourquoi tu pars en vrille? Tu pètes un câble toute seule.
C'est la phrase de trop. Je jette violemment le ballon. Nez à nez avec Zion, je me concentre pour ne pas exploser en hémorragie externe.
Je desserre les dents et déclare, les poings serrés, l'½il humide:
-Je vais t'expliquer. Samira et toi vous êtes deux choses qui s'emboitent. Je sais que vous êtes semblable.
Elle t'a donnée son cul et t'a cédé. Jamais plus tu ne me toucheras, t'es pas digne de confiance, tu ne me mérites pas. Je ne suis pas une espèce de blonde volage, j'ai un c½ur et c'est le seul organe qu'a de prise sur mes actes à l'heure d'aujourd'hui. VAS TE FAIRE VOIR.
Mon récit terminé, je récupère le ballon et avance en essuyant mes larmes de rage.
S'il n'a pas compris que lui et moi c'était fini pour de bon, c'est que ses neurones sont tous dans son calbar.
Je préfère traîner avec ma solitude, rester vierge jusqu'à mes 25ans plutôt que de naître qu'un pantin aux mains d'un bâtard qui n'a d'amour que pour une fille de joie qui porte des sarouels et souligne ses yeux d'eye-liner comme l'autre dingue d'Amy Winehouse.



 Dans la peau d'un salaud- Mélodrame part 2

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 12:12

Intermède en bas des tours. Je suis dingue...




> Une chute du troisième étage fait tout autant de dégâts qu'une chute du centième étage. Si je dois tomber, qu'au moins je tombe de très haut.
[Paulo Coelho]


Je veux que ma chute soit belle.
Je m'envole pour deux parce que tu as fait de ma plume, un rêve. Je ne suis pas excessive quand je sens que tu m'élèves parce que je ne t'avais rien demandé. Regarde le chemin parcouru en 1 an et demi, bientôt ma folie sera posée sur ton oreiller et tu liras l'histoire que j'ai fait avec les matériaux que mon imagination et ta vie m'ont prêtés.
Pourtant, c'est fou comme je me sens fébrile. Décevoir est-ce que t'y penses? Que tu ne pleures pas de rire devant mes rimes devenues insipides, peur que tu juges le rendu trop prévisible.
J'ai tant donné de moi sur ce sky que je me demande si la plume n'est pas usée pour du papier blanc.
Il s'agit ici, d'une naissance, et c'est moi qui suis alitée, je vois tes yeux qui me guettent comme un gun sur la tempe d'un keuf à genoux dans la tess entouré des plus grands bandits agités.
L'attente, les chroniques, mes personnages, on dirait que j'ai fait le tour de ta question.
Au pied du lit, la nuque cassée, plume à la main, cette même main qui tremble, je pleure parfois je lutte, si Moncef meurt j'ai peur pour mon c½ur, je doute.
ça me pèse, je respire, je sais que mes personnages sont un rempart à ma tristesse.
Ces personnages me tempèrent, ils sont mon empire.
Besoin de cracher ces mots que je soupirais quand j'aurais du les dire.
J'ai donné la voix à des ombres et ils me hantent tard la nuit. Ce livre, on le fera, pour les miens et les tiens, comme le trait d'union entre Rose et tes mains.
Ils nous ont fait la guerre, tiens, je t'offre ma paix. 250 pages, rien que pour toi.
On ne peut pas hésiter toute une vie, on a tous un don, le mien, c'est toi qui me l'a révélé. C'est pas normal d'écrire comme une meuf en fin de vie à 21 ans? Il paraît qu'à cet âge là tu vis, tu cries, tu ris, cours les boîtes à la recherche d'un mac qui pourrait troquer ton mal être contre un amour factice? Après quoi je cours avec un cahier Clairefontaine et un bic bleu? L'homme n'est jamais satisfait de sa situation, des fois je suis en colère, je demande à Dieu pourquoi tant de mots dans ma boîte crânienne?
J'ai essayé d'arrêter, jouer le jeu, vivre et patienter mais si je ne troue pas l'asphalte, si je ne plaque pas ma peine contre une armoire je broie du noir, et comme tous ceux et celles qui se triturent l'esprit, ma fin pourrait avoir lieu devant un miroir avec une arme chargée, en anglais ça donne: gun in the hand.
Je ne vous apprends rien, je suis damnée, marchant tête baissée le long des maréchaux, j'ai volé le secret de ton intimité et je te l'ai dit, tu m'as répondue: " Vas-y Rose, écris si tu oses" .
Après avoir pris mon envol peut être qu'il faudra que je consulte, ma folie aura peut être atteint un niveau trop élevé pour que la raison anticipe ma chute.
2010, plus de mensonge, je donnerai les clefs de mes chaînes, prisonnière de tes yeux, je sais que tu me jugeras, je sauterai et qu'importe le résultat, je tomberai avec le sourire, tu le sais, je suis dingue.


Rose.

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 12:20

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 13:17

MONCEF ET LA MEUF DU BAT C- REBECCA DANS LA PLACE!



MONCEF ET LA MEUF DU BAT C- REBECCA DANS LA PLACE!

Après ce petit baiser volé je me suis posé des questions.
-Je la gère ou pas?
-J'aime plus Inaya?
-Le poulet ou le poisson à la cantine?
Bref, je me suis torturé l'esprit.
Vers 15h, j'ai quitté la classe, j'ai bu une gorgée d'eau au robinet et j'ai traîné des pieds jusqu'aux rambardes givrées de la rue. Le feuj et Mamadou ont taillés jusqu'au métro et moi je suis resté.
Fanta, un mec du bahut est venu me tenir compagnie en tentant de me refiler une X.BOX cassée.
-Elle est juste fissurée. C'est pour le leust t'as vu?! Mais elle fonctionne très bien! Fais moi confiance! Je suis nègre bordel, je vais pas te la mettre à l'envers. On est pauvres tous les deux.
-Hey parle bien! Toi tu crèves de la lèpre dans ton bled et moi je me fais poignarder. On n'a pas le même niveau de vie. Toi tu fais pitié mais moi je fais peur. C'est déjà un peu mieux. N'essaie pas de m'entuber renoi.
-Quoi? Tu crois? Hein? Toi t'es mauvais! Qu'est-ce que tu crois? Dans mon pays, mon père il est roi.
-Dictateur!
-Toi tu es terroriste qu'est-ce tu parles?
-Vas-y! Unicef mec.
-Quoi? Al-Quaîda, poseur de bombes dans les avions. Tu vas planer bientôt quand Lepen va vous dératiser ici.
-Quoi? Si Lepen il passe, toi aussi tu sautes avec ta grosse tête de Mamadou là!
-Ah bon? Toi le Maroc c'est plus près. Tu vas sauter avant, prépare tes bombes dans tes air Max. Sale fouteur de merde.
-Hey mais boycott ta bouche mon frère, ton père il balaiera plus les rues de Paname si Lepen il passe, fais ton paquetage!
Tandis que Fanta et moi nous chamaillons Rebecca sort du lycée, un sourire triomphant scotché aux lèvres.
Elle me regarde et arrivée près de moi, elle s'enroule à mon bras.
-Bicot va!
Fanta porte sa gueule de renoi contrarié, sa XBOX dans un sachet noir. Il se dirige vers un autre groupe de mecs. Il veut vraiment la revendre sa X.BOX fêlée.
Rebecca se serre un peu p^lus.
Collante, la feuj.
Je lui demande où elle veut aller.
-Chez..moi?
-Tes parents?
-Absents.
-Ok.
Franchement, j'aurais été un gros bâtard si j'avais dit non. Elle le vaut bien.
Elle mérite que je m'intéresse à elle. Inaya c'est du passé, maintenant, Rebecca est dans la place et elle a l'air de vouloir y rester.



  MONCEF ET LA MEUF DU BAT C- REBECCA DANS LA PLACE!

# Posté le jeudi 12 novembre 2009 16:28

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 16:59